Varadero Crosstourer Club France
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Auteur Fil de discussion: Dolomites express  (Lu 322 fois)
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christophe92
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Le bœuf est lent mais la route est patiente


« le: 03 Juillet 2017 - 00:08:26 am »

Bonjour,

Voici un petit CR de nos vacances de la semaine dernière dans les dolomites. Pas très original mais c'était un rêve ...

Jour 1 (jeudi soir après le boulot) : Paris - Forbach
Nous voila partis en amoureux, la cross chargée comme une mule pour une partie de plaisir : autoroute par 35° ... C'était juste pour se rapprocher de l'étape suivante.

Jour 2 : Forbach - Innsbruck
Toujours l'autoroute mais cette fois ci en Allemagne. Toujours + de 30°. Par rapport à la France l'avantage c'est que c'est gratuit et que certaines portions sont sans limite de vitesse. En fait la vitesse est vite limitée par l'endurance de l'équipage et l'autonomie du bestiaux.
Le trajet sera ponctué de nombreux travaux et bouchons dans lesquels les Allemands nous aurons laissés passer entre les files (très prudemment).
Petit col sympa à la frontière (fernpass) qui sera le premier d'une longue série.
Arrivés en Autriche une impression ne va pas nous quitter : tout est propre ... Même les tunnels ont du être lavés la veille.
Le soir visite d'Innsbruck où nous tombons sous le charme : la ville est belle, les Autrichiens sont très cool et accueillants. On mange bien et pour pas trop cher. Le tout entouré de belles montagnes.

Jour 3 : Innsbruck - Misurina
Premier vrai jour dans le Tyrol ... YES !!!!
Nous nous dirigeons vers Kitzbuhel par une vallée qui est une carte postale. C'est d'autant plus impressionnant pour le pilote qui est né et a grandi à Briancon dans les Alpes. Et qui jusqu'à ce jour pensait être né dans le plus beau pays de montagne comme tous les abrutis qui n'ont pas assez voyagé ;-)
Donc ça va être superbe toute la journée qui va nous permettre de passer par le Grossglockner, Lienz, Cortina puis Misurina.
Le Grossglockner c'est pénible, très pénible. Comme la route est superbe (péage 25€) on a envie d'allumer un peu mais le paysage l'est tout autant et du coup l'équipage est partagé entre les plaisirs ... Le top est d'aller tout au bout de la route (Heiligenblut), le paysage est bluffant.
A partir du Grossglockner la météo se rappelle à notre bon souvenir. Les nuages arrivent assez rapidement, le temps se couvre. A notre arrivée à Cortina nous aurons droit à une bonne saucée. La première ...
Misurina est juste un petit paradis et l'Albergo Miralago l'endroit le mieux placé. L'accueil est familial, les repas sont très bons et mettent en danger l'équilibre du Cross.

Jour 4 : Rando
Levé 7h : pluie. Mais comme dirait les Belges, une drache une vraie. Jusqu'à midi. A 14h le soleil revient timidement et nous partons au refuge à proximité pour faire le tour des Tre Cime Di Lavaredo. Trois heures de marche entre prairies alpines remplies de fleurs et un chaos minéral surmonté de trois pointes rocheuses impressionnantes. Encore du bonheur ...

Jour 5 : Misurina - Canazei
Oui, oui je sais on n'a pas forcé ... Ben si, parce que dans ce petit périmètre il y a tellement de belles routes, de cols, de villages superbes que choisir est un casse tête. Les voila : Giau (le préféré), Valporela, Fedaia, Campolongo, Pordoi,Sella.
Les paysages sont sublimes, les virages nombreux et variés et le goudron nickel mais (et oui il en faut toujours) beaucoup de circulation (vélos, bus) qui ne permet pas rouler l'esprit libre.
L'été cela doit être encore pire.
Pour la pause de midi nous avons pris le téléphérique au Pordoi et mangé nos casses-croutes en haut. Bof, c'est encore sublime (vue sur le glacier de la Marmolada).
Le soir repas en compagnie de deux motards Luxembourgeois très sympas qui nous recommandent le Karerpass pour le lendemain. Il aura fallu qu'ils boivent trois bouteilles de vin pour arriver à nous lâcher le tuyau. Solides les Luxembourgeois !

Jour 6 : Canazei - Bellano (lac de Côme)
La météo est variable (pas forcément vers le mieux). Tant pis on tente le Stelvio.
Tout d'abord le KarerPass de nos copains de l'est. Bien joué, la route est belle et pas trop fréquentée. En dessous du col nous découvrons un joli lac qui est d'un bleu ... harpic. Après un passage par Bolzano (chaud et embouteillée) nous remontons gaiement vers le Stelvio sur une route extrêmement empruntée. Les vallées sont larges et ressemblent aux vallées Françaises mais la présence de très nombreux arbres fruitiers prouvent que le climat est assez différent.
A partir d'un moment (pas noté l'heure) la route s'élève et devient plus Alpine. La circulation diminue fortement et rouler redevient un plaisir. Sauf que ... Nous commençons à doubler des vélos. Petit détail qui aura son importance : les vélos portent des dossards ... "Ma chérie tu crois que c'est une course ?" ... Et oui.
Pas de bol, on se farci 1300km pour venir faire ce col (entre autre) et on tombe le jour d'une cyclotouriste. Donc nous avons monté le Stelvio avec moult cyclistes (qui ne sentent pas très bon d'ailleurs). On a même eu droit à un camping car Norvégien coincé dans une épingle ...
La haut un peu dépités nous sommes allés au Tibet. En 30s (pour la vue) et 30mn (pour la nourriture) nous avons été réconciliés avec le Stelvio.
La descente vers Bormio sans les cyclistes se passe tranquillement (et humidement) puis direction vers le lac de Côme. En cours de route nous irons visiter les petits villages au dessus de Sondrio.
Arrivés à Bellano nous découvrons une autre Italie, tout aussi belle, très colorée et beaucoup moins germanique !

Jour 7 : Bellano - Briançon
Levé 7h : pluie d'orage mais qui dure deux heures. Nous sommes un peu inquiets pour la suite. Mais lorsque nous partons les éléments se sont calmés et nous pouvons apprécier les routes du bord du lac au sec.
Après le lac nous optons pour un Milan - Turin - Pinerollo par l'autoroute. Génial. Des paysages à couper le souffle avec des virolos en veux-tu en voila ... Nous je déconne, il aurait fallu le faire les yeux fermés.
Après Pinerollo par contre, les montées sur Sestrière puis Montgenèvre nous réconcilient avec "nos" Alpes malgré la pluie.

Jour 8:  Briançon - Paris
Cela aurait du être une formalité ... Mais après un Galibier au sommet de sa forme (sommets enneigés la nuit même) à Villefranche sur Saone nous avons décidé d'opter pour le Beaujolais. Pour ceux qui ne connaissent pas (pas grave il vous reste du temps pour le découvrir) le Beaujolais est une terre de cyclisme avec ses petites routes qui serpentent au milieu des collines et des très jolis villages de vignerons. Du coup c'est aussi une terre de motards. C'est la deuxième fois que nous y passions et nous y avons découvert de nouvelles routes toujours aussi agréables.
Arrivés à Quincié la question se pose : autobeurk pour rentrer rapidement ou chemin buissonnier (Morvan). Il est 17h, le temps se couvre, nous sommes largement en avance sur notre timing (que nous n'avions pas défini) et nous décidons en toute logique de passer par le Morvan. Et bien il faudra qu'on y retourne. Les routes sont très sympas et les paysages bucoliques mais nous avons réalisé (à l'insu de notre plein grès?!  ) un test d'étanchéité de tout le matériel. Test réussi : bottes, pantalon et veste de Nelly auront tenu le choc. Mes bottes et gants (avec pourtant des membranes soit disant étanches) sont à tordre.
A 22h30 nous rejoignons piteusement l'autoroute et ses aires salvatrices : le sèche mains aura permis de nous réchauffer sinon nous sécher. Le café (ersatz) aussi.
0h30 : maison et douche chaude pour tout le monde (sauf la cross).

Bilan
Pour faire simple : il faut vraiment y aller pour les paysages à couper le souffle. Prévoir un peu d'argent pour le voyage, il y a pas mal de passages payants.

Bilan moto
La cross est vraiment faite pour ce genre de voyage, même à deux, même chargés, même mouillés ...
Petit bémol : le manque de reprise en 2eme est pénalisant sur ce genre de circuit, c'est un rapport souvent utilisé dans les virages serrés.
Les pneus (PR4) changés pour l'occase ne nous aurons qu'à moitié satisfait : virgules dans les cols sur le sec mais hyper rassurant sur les routes détrempées du retour.
On a ajouté un petit déflecteur puig pour l'autoroute qui pour le prix (50€) limite bien les turbulences. Mais il ne faut pas espérer un confort de goldwing ...











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PAPICK [Belgique]
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« Répondre #1 le: 03 Juillet 2017 - 08:40:19 am »

  Beau reportage ! 
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Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement...
cathymi74 [74]
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on y va?


« Répondre #2 le: 03 Juillet 2017 - 10:11:38 am »

Sympa, même pas besoin de photos c'est joliment raconté    La cross il aurait fallu le DCT...
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Michel et Cathy-Royal Enfiel 500 Leanburn et GS LC Alpine
christophe92
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Le bœuf est lent mais la route est patiente


« Répondre #3 le: 03 Juillet 2017 - 15:57:59 pm »

Merci, merci !

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